A la rencontre des salariés d’Outre-mer Atlantique

21 Fév 2025


Comme nous vous en avions fait part, nous avons au cours du mois de janvier visité
les CCI de Cayenne en Guyane, de Fort de France en Martinique et de Pointe à Pitre en Guadeloupe.

Tout d’abord, l’accueil a été très nettement au-dessus de toutes nos espérances.

Un très grand merci à :
* Michel LANCREOT à Cayenne
* Alexia NANE et Vanessa TALBOT (qui malgré des problèmes de santé, a tenu à être présente) à Fort de France
* Lucile BAZILE et Danielle ALBINA MAQUIABA pour Pointe à Pitre

Nous avons pu obtenir des rendez-vous avec tous les DG et Présidents

Pour la Guyane :

Très forte problématique liée aux finances, avec un DG plus ou moins aux abonnés absents qui traite les sujets au jour le jour et dans l’urgence.

Des locaux devenus trop exigus, le Centre de formation a été rapatrié au siège et les locaux ne sont pas adaptés ; d’où de gros soucis avec les apprenants qui n’ont pas d’espace pour travailler correctement, ni d’espace pour la pause du midi. Tout cela crée des tensions. 

Le personnel reste très motivé, impliqué et surtout a envie de faire progresser la CCI dans ses activités.

Un travail d’aide est à fournir pour les soutenir dans leurs démarches.
En Martinique :

Une Direction Générale (et oui, encore), qui ne sait pas vraiment gérer une CCI, d’où là aussi, règne une certaine incompréhension dans la gestion de tous les jours.

Également, un environnement néfaste, avec des locaux d’un autre monde :

* Fuites d’eau permanentes
* Odeurs de moisissure
* Bureaux sans ouverture vers l’extérieur
* Matériels usés

En gros, une CCI délabrée

→ Là aussi après avoir rencontré le personnel, un grand besoin d’aide et de soutien, mais l’envie est là, et une demande de visio avec le CSE pour leur fournir des informations serait nécessaire pour mieux appréhender leurs négociations
En Guadeloupe :

L’inverse des autres CCI, un DG trop présent (DG, DAF, DRH, DIRCOM…) !

Grosses difficultés dans ces conditions pour les personnes de pouvoir s’épanouir dans un milieu où tout est contrôlé par le DG, avec des prises de décisions qui parfois relèvent de son droit personnel (ex : baisse de l’indice de qualif, sans raison)

Il y a des locaux qui mériteraient d’être rénovés pour permettre aux salariés de travailler dans un environnement adapté.

Inquiétude chez le personnel, où les anciens ont l’impression de se sentir poussés vers la sortie.

→ Demande forte ici aussi de soutien, ils ne veulent surtout pas voir revenir la CGT locale (UTG), ou la CFTC. 100% du personnel a voté pour l’UNSA – CCI.

Comme vous l’avez lu, il n’y a pas qu’en métropole où nous avons des problèmes. Un point particulier : les salaires sont identiques aux nôtres mais le coût de la vie est nettement supérieur à chez nous de 25 à 30 %.     

               → Du pain sur la planche pour l’accord  » Classification, Rémunération « , où nous aurons à défendre l’ensemble des salariés !!

Nous ferons en sorte qu’à l’occasion du CNIR à Cholet, nous puissions avoir un temps dédié à ces rencontres, puisque nous inviterons en visio des RP de ces trois CCI.

NB : Précision importante : que ces déplacements ont été possibles grâce à notre prise en charge personnelle de toute la partie financière, transport et transfert en avion Orly - Orly.

Dans la même catégorie

Classification Rémunération : Parcours semé d’embuches

Depuis début 2025, des négociations sont en cours à CCI France avec les organisations syndicales pour définir un nouvel accord de classification et de rémunération juste, équitable et ambitieuse.
Ces négociations nationales se révèlent être un long fleuve tranquille.. semé d'embuches

PLF 2026 : nous n’avons rien lâché!

PLF 2026 : nous n'avons rien lâché!
Lors des 4 mois qui ont précédé l'adoption du Projet de Loi de Finances 2026, nous n'avons eu de cesse d'avertir les parlementaires de la situation catastrophique dans laquelle le projet initial plongeait les Chambres de Commerce et d'Industrie.

Pourquoi les CCI respirent un peu mieux ?

Les CCI respirent mieux : un amendement du ministre lui-même a modifié le texte soumis à 49.3 ! Celui-ci prévoit une baisse de la TCCI de 20 Millions pas plus et qui de plus est, en remplacement du prélèvement sur les fonds de roulement.

Violences faites aux femmes au travail : STOP !

En France, 70 % des victimes de violences au travail n’en ont jamais parlé à leur Employeur. Elles touchent les femmes de toutes professions, du secteur privé comme public et de toutes catégories socioprofessionnelles.
L 'UNSA-CCI s'associe au mouvement syndical en amont du 25 novembre : Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes